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Arnaud Fontanet obtient la chaire annuelle Santé publique du Collège de France

12 octobre 2018
31 janvier 2019

Arnaud Fontanet, professeur du Cnam au sein de l'EPN Industries, Chimie, Pharmacie, Agroalimentaires et chercheur au laboratoire Modélisation, épidémiologie et surveillance des risques pour la sécurité sanitaire (MESuRS) a obtenu la chaire annuelle Santé publique du Collège de France où il y partagera ses connaissances en épidémiologie.

Arnaud Fontanet est professeur à l’Institut Pasteur et au Conservatoire national des arts et métiers, au sein de l'EPN 7 : Industries, Chimie, Pharmacie, Agroalimentaires. Il est également chercheur au laboratoire Modélisation, épidémiologie et surveillance des risques pour la sécurité sanitaire (MESuRS) du Cnam. Ancien interne des hôpitaux de Paris, docteur en médecine (Université Paris V) et en santé publique (Université de Harvard), il est spécialisé en épidémiologie des maladies infectieuses et tropicales. Après avoir effectué sa thèse de doctorat sur l’efficacité de la méfloquine dans le traitement du paludisme à la frontière Thaïlande-Cambodge, il a été responsable pendant cinq ans d’un programme de recherche sur le Sida en Éthiopie. Depuis janvier 2002, il dirige l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur de Paris. Ses principaux thèmes de recherche sont les hépatites virales et les virus émergents. Arnaud Fontanet est également Directeur de l’École Pasteur-Cnam de Santé Publique, et Directeur du Centre de Santé Globale de l’Institut Pasteur.

Sa leçon inaugurale aura lieu le 31 janvier 2019 et portera sur L'épidémiologie, ou l'estimation du risque en santé publique.

L’épidémiologie étudie la répartition et les déterminants des maladies dans la population. Elle procède par des enquêtes, et permet d’estimer le risque de devenir malade sur une période donnée, et l’augmentation (ou la diminution) du risque associée à nos gènes, nos comportements, ou notre environnement.

L’épidémiologie a connu un développement rapide lors de la deuxième moitié du XXe siècle, avec l’identification des principaux facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires et de nombreux cancers. Cependant, elle est confrontée depuis le début des années 1990 à plusieurs défis : une période de doute, née des controverses liées aux résultats contradictoires de plusieurs études ; une tension croissante entre les analyses prenant en compte les déterminants sociaux des maladies, et celles privilégiant les approches génétiques et moléculaires; et l’irruption des « big data », promesses d’une abondance de données, mais dont l’exploitation est difficile et fait appel à de nouvelles méthodes comme l’intelligence artificielle. L’ensemble de ces notions sera abordé lors de la leçon inaugurale, d’un cours sur les succès et les limites de l’épidémiologie, et d’un séminaire sur le futur de l’épidémiologie à l’ère des big data.

Le deuxième volet de cet enseignement sera consacré à l’étude des pandémies, leur naissance, leur diffusion, et leur impact. Cette étude sera illustrée par une série d’exemples tirés de pandémies récentes, comme celles causées par les virus Zika, Ebola, du SRAS, et de l’hépatite C.

Il délivrera, au cours de l'année, des enseignements sur deux sujets...

...et organisera un colloque sur Le futur de l’épidémiologie à l'ère des "big data" le 24 mai 2019.