Après l'acquisition de Cockerill, Usinor va procéder à une refonte de ses structures

 

Tirant les conclusions d'une réflexion dont les prémices remontent à 1996, Usinor s'apprête à remettre à plat ses structures. Le projet de réorganisation soumis aujourd'hui aux salariés du groupe et à son conseil d'administration doit être opérationnel à la fin du premier semestre.

L'objectif poursuivi est double. D'une part, mieux "coller" aux attentes des grands comptes clients que sont les constructeurs automobiles, les fabricants d'électroménager et d'emballage et ceux de produits pour le BTP. D'autre part, inscrire dans l'organigramme du groupe son internationalisation croissante. 1998 a été particulièrement faste en la matière puisqu'aux investissements réalisés au Brésil, Thaïlande et aux Etats-Unis, s'est ajoutée en fin d'année, la reprise du belge Cockerill Sambre. Par ailleurs, le recentrage d'Usinor sur les seuls aciers plats et Inox, avec la cession en cours des actifs de la branche aciers spéciaux (Unimétal et Ascométal), poussait aussi à l'abandon d'une structure par "branche".

 

En septembre, lors de la présentation des comptes semestriels, le PDG d'Usinor, avait déjà indiqué que le groupe souhaitait rassembler toutes les fonctions transversales dites de "support" (informatique, R & D, achats, formation, développement régional, etc...) au sein de sociétés distinctes qui offriront leurs services aux filiales opérationnelles du groupe. Au total, huit "unités" fonctionnelles de prestations de services sont appelées à voir le jour

Mais l'essentiel de la réorganisation porte sur l'éclatement de Sollac, la branche qui aujourd'hui regroupe l'ensemble des activités dans les aciers plats au carbone. En 1997, le chiffre d'affaires de Sollac représentait déjà plus de la moitié de celui d'Usinor et surtout plus de 70% de son bénéfice opérationnel.

L'intégration de Cockerill dans le périmètre  du groupe et les cessions à venir rendent encore plus flagrant le déséquilibre entre Usinor et sa plus grande filiale.

Aussi Sollac va-t-il être éclaté en dix "unités opérationnelles" combinant un "découpage" géographique : Sollac Nord, Sollac Sud (comprenant les implantations de Fos, d'Espagne et d'Italie), Wallonnie... avec un découpage par métiers : fer blanc/emballage, automobile etc. Un processus similaire a d'ailleurs été mis en oeuvre dans la branche Inox, chez Ugine, désormais découpée en huit unités opérationnelles. Les métiers de la transformation et de la distribution seront aussi réorganisés en quatre autres unités, ce qui, compte tenu des nouvelles filiales brésiliennes CST (aciers plats au carbone) et Acesita (Inox) porte à vingt-quatre au total le nombre de ces unités opérationnelles. Celles-ci seraient directement détenues par Usinor après absorption-fusion de Sollac.

les échos le 26/1/99

 

Questions

1 - définir les termes : "grands comptes clients", "internationalisation", "fonction transversale", "intégration" et "branche".

2 - dessiner la structure future envisagée et justifier vos propositions (faire un schéma)

3 - quelles sont les évolutions remarquables par rapport à la structure actuelle ?

4 - que vous inspire cette évolution structurelle en termes de "personnel" ?

 

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