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La recherche du Cnam au service de la société : 1 labo, 1 virus, 2 projets de recherche

Laboratoire de Génie analytique. Fioles jaugées.

9 mai 2020

Plus que jamais la recherche scientifique menée dans les établissements d’enseignement supérieur œuvre au bénéfice de la société. Elle est même directement appelée par plusieurs organismes publics à engager des recherches en lien direct avec la crise sanitaire que nous traversons et ce, dans de nombreuses disciplines

Laboratoire de Génie analytiquePlus que jamais la recherche scientifique menée dans les établissements d’enseignement supérieur œuvre au bénéfice de la société.

Elle est même directement appelée par plusieurs organismes publics à engager des recherches en lien direct avec la crise sanitaire que nous traversons et ce, dans de nombreuses disciplines. Le laboratoire de Modélisation, épidémiologie et surveillance des risques pour la sécurité sanitaire (MESuRS) du Cnam est en première ligne dans cette lutte contre le virus mais aussi, contre le temps. Ses chercheurs, comme Arnaud Fontanet qui partage son temps entre le Cnam et l’Institut Pasteur et fait partie du Conseil scientifique ou Williman Dab, titulaire de la chaire d'Hygiène et Sécurité du Cnam et ancien directeur de la santé, font figure d’autorité auprès du gouvernement et ont également largement contribué à alimenter l’information aux publics par le biais d’une présence médiatique importante. D’autres, ont répondu à des appels à projets de recherche dits « flashs » car exceptionnels et intrinsèquement liés à la lutte contre le Covid-19. C’est le cas de Laura Temime, directrice du laboratoire et Kévin Jean, jeune maître de conférences en épidémiologie.

Dans les deux cas, ils ont proposé des projets qui impliquent d’utiliser des modèles de modélisation mathématique afin d’aider à l’organisation des services de santé avec comme objectif premier, la protection des personnels soignants et des patients dans ces milieux clos où les contacts sont inévitables et donc particulièrement propices à la propagation de la maladie. Ces projets de recherche relativement courts car « urgents » et financés à hauteur de 290 000€, devront apporter des réponses concrètes et pratiques afin, non seulement d’aider à une meilleure gestion possible de la situation actuelle dans les hôpitaux en France et en Égypte, mais aussi d’anticiper au mieux d’autres éventuelles crises sanitaires liées à des pandémies…

Diane Tribout

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