Les après-midi de la biennale

Les Après-midis de la Biennale sont directement pris en charge par le Comité d’Orientation de la Biennale qui problématise une offre cohérente avec le champ professionnel, social et scientifique de la coopération.

Ils sont organisés en 3 sous-thèmes :
 
- Coopération et logique d’acteurs
- Coopérer pour
- Voies et voix de la coopération
 



1. Coopération conflictuelle


Tahar Hakim Benchekroun, Equipe ergonomie du Cnam, CRTD


Coopération et logique d’acteurs

2 juillet

Ces dernières décennies ont connu une complexité croissante des interactions entre les organisations de la société civile et les structures étatiques. La réalité de ces relations est souvent en tension, voire en conflit et leurs « résolutions » n’aboutissent pas forcement à des consensus mais plutôt à des  formes d’accords négociés. Dans ce sens, parmi les concepts dont le pouvoir d’analyse permet de se rapprocher le plus fidèlement possible de la nature et mécanismes des relations entre organisations et entre acteurs, celui de la coopération conflictuelle nous semble le plus pertinent. Il permet, en effet, de poser autrement la problématique et l’analyse des interactions entre l’hétérogénéité des enjeux et décisions stratégiques en tension ou en conflit dans les systèmes de travail, des pouvoirs et rapports de force, des logiques d’actions ainsi que du réel des activités individuelles et collectives.
Qu’en est-il de la coopération conflictuelle ? Fournier (2001) la définit comme un mode de relation basé sur la collaboration critique allant de la création d'alliance lorsque cela est possible au recours au conflit lorsqu’il devient nécessaire pour augmenter le pouvoir d'influence. Ici, les résolutions ne sont pas de nature consensuelle mais plutôt sous forme de compromis définit par Lévesque et Mager (1992) comme « la recherche d'effets communs depuis des visées différentes » où il est possible de se fixer des objectifs concrets que partagent des acteurs tout en défendant simultanément des intérêts différents, voire même opposés (Favreau et Hurtubise, 1993). Pour Clot et Gollac (2012), le déni du conflit sur la qualité du travail constitue un risque pour la santé et l’efficacité des acteurs, le lever ouvre des voies de développement de l’ensemble du système de travail.
 Sur la base de ce positionnement, cet atelier vise l’amorce d’un espace de discussion pluridisciplinaire d’une notion qui peut être vue, de prime abord comme un « oxymore ». Différents exposés explorant différentes facettes de la coopération conflictuelle selon les niveaux d’analyse choisis constitueront la trame de l’atelier et des débats autour de ce concept et des réalités concrètes des relations entre organisations et entre acteurs.


2. Sciences physiques, chimiques et technique culinaire : une coopération technologique


Latiana Rakotozafy, département CASER au Cnam, Hervé This, Physico-Chimiste, cuisine moléculaire.

Coopérer pour
Le 2 juillet

Depuis maintenant plus de 15 ans, une coopération avec le cuisinier Pierre Gagnaire montre publiquement comment la science et l'art culinaire peuvent, non pas se rejoindre, mais sortir de leur chemin pour faire naître des idées neuves dans le champ technique de la cuisine.
Depuis longtemps, disons depuis toujours, la cuisine est l'activité qui consiste à transformer des ingrédients, sans savoir ce qui se passe, empiriquement donc, pour obtenir des résultats qui sont ceux que l'on connaît. La « technologie culinaire », d'autre part, a cherché à améliorer ces procédés, mais c'est par l'activité des sciences de la nature que l'on comprend les phénomènes à l'œuvre. La science de la nature qu'est la gastronomie moléculaire, très spécifiquement, se consacre à cette étude, non pas pour un but technologique, mais plutôt afin de produire des mécanismes inédits… qui, certes, peuvent être utilisés par les « technologues » (en français, on dit aussi « ingénieurs ») en vue d'améliorer les techniques.
Pour autant, la science n'est pas la technologie ni la technique.
De même, si l'art culinaire fait usage de la technique, il n'est pas réductible à cette dernière.On conclut aisément qu'il n'y aura jamais de collaboration de la science et de l'art, mais seulement des possibilités que les scientifiques sortent de leur chemin scientifique pour se préoccuper de technologie, et des possibilités que les artistes s'intéressent à ces « produits technologiques » en vue d'en faire usage. Et c'est ainsi que, depuis donc plus de 15 ans, tous les mois le site de Pierre Gagnaire affiche une de mes propositions technologiques, fondées sur les travaux scientifiques, et que Pierre Gagnaire y accole des recettes qui font usage de ces résultats technologiques. Cette « coopération » ne vise pas  seulement à montrer publiquement la remarquable puissance de la science, à produire des idées neuves, utiles par les artistes. Nous en sommes à quinze ans d'innovation mensuelle, et la source des idées est très loin d'être tarie… puisque nous nous payons même le luxe de considérer comme des innovations des « formalismes », sortes de calcul qui, chacun, produisent un nombre infini d'innovations ! Lors de l’après-midi, on montrera que ces collaborations régulières ont contribué à développer la « cuisine moléculaire », puis, plus récemment, la « cuisine note à note » qui s'imposera demain comme la prochaine grande tendance culinaire.

3. Coopérer pour innover

Responsables : Elisabetta Buccolo, Jean-Louis Laville, Chaire d’Economie solidaire du Cnam

Coopérer pour

2 juillet

La notion d’économie sociale et solidaire est aujourd’hui à la mode ; elle apparaît désormais dans les politiques publiques européennes, nationales et locales. Mais derrière un consensus en sa faveur, se cache une certaine confusion sur sa définition, son périmètre, ses apports et ses limites.
La Chaire d’Economie Solidaire du Cnam mène des activités concernant l’ensemble du champ de l’économie sociale et solidaire avec une attention particulière portée sur les innovations sociales et ses composantes associatives.
Lors de cet après-midi ses responsables et membres (professeurs, enseignants, étudiants, acteurs de l’ESS) se proposent de clarifier les enjeux et d’explorer les modalités des formes de coopération dans l’innovation sociale.
Lors de ce temps de débat seront explorées plus particulièrement les innovations sociales qui donnent lieu à des formes originales de coopération et qui s’appuient sur des dynamiques collectives pour voir le jour, évoluer et se diffuser.




4.  Coopérer pour enquêter : la recherche coopérative


Marc Durand, professeur invité au Cnam, Germain Poizat, Université de Genève.

Coopérer pour

30 juin

Les recherches que nous conduisons portent sur l'activité humaine et ses transformations. Elles supposent
 a) des modalités d’investigation spécifiques qui impliquent une contribution active des acteurs, et par conséquent  b) de nouvelles formes de partenariats avec eux, c'est à dire c) une structuration de la recherche comme une enquête coopérative et d) une fondation de cette démarche scientifique sur une mise en débat de la distinction classique entre faits et valeurs.
Ces recherches sont toujours engagées dans une perspective de transformation des pratiques et des pratiquants, ce qui implique a) une activité de co-conception d’environnements formatifs, si possible inventifs et efficaces, basée sur b) une articulation étroite et une co-dépendance de ces volets empirique (scientifique) et transformatif (technologique) dans ces recherches, c) une modélisation de cette partie technologique comme composante du programme scientifique de notre équipe.
L’ensemble de ces aspects sont réunis sous deux concepts que nous proposons de présenter, illustrer et soumettre à la discussion dans cet « Après midi de la Biennale » : celui d’enquête coopérative inspiré notamment de Dewey, et celui d’anthropo-technologie inspiré de Wisner et Geslin.
Introduction : Germain Poizat & Marc Durand
-Coopérer pour enquêter : une perspective d’anthropo-technologie
De l’enquête coopérative à l’anthropo-technologie éducative :
-La coopération au sein d’un groupe mixte chercheurs - techniciens en radiologie médicale dans une recherche d’anthropo-technologie éducative. Marie-Charlotte Bailly, Olivier Nouveau (Hopitaux Universitaires de Genève).
-Analyser, accompagner et pérenniser des innovations : le cas du dispositif « Plus de maîtres que de classes ». Alain Muller, Eric Sonzogni (Inspection académique de Haute savoie)
-Conception d’espaces d’action encouragées dans un dispositif d’échanges de savoirs entre scientifiques et medicine-men amazoniens et de formation à de nouveaux métiers.
Marie Hélène Gagneaux (Programme International de Sauvegarde de l’Amazônia, Mata Atlântica et des Amérindiens pour le Développement Durable), Marc Durand.
Discussion : Mise en perspective et discussion à la lumière d’une approche d’anthropologie historique. Christoph Wulf  (Université Libre de Berlin) - Discussion générale




 5. Co-éduquer  par un partenariat famille-école-communauté : le réseau international des cités de l’éducation


Jean-Pierre Pourtois, Huguette Desmet,  Université de Mons, Association Biennale

Voies et voix de la coopération
1er juillet

La mutation de la société creuse davantage encore les disparités entre les classes sociales. L’école s’est révélée peu apte à changer la situation. Du coup, il importe de toute urgence de s’interroger : comment envisager une éducation pour tous ? Nous nous sommes ainsi orientés vers une forme éducative nouvelle qui implique un partenariat école-famille-communauté. La co-éducation est la clé de voûte de la démarche entreprise qui a débouché sur la création de Cités de l’Education.
En fait, le projet est né en Belgique grâce à une subvention du Ministère de l’Education qui a permis la réalisation d’une vaste recherche-action de 5 ans au départ des écoles maternelles de trois villes de Belgique, recherche-action intitulée « Parents partenaires de l’Education ». Ces villes ont été décrétées Cités de l’éducation étant donné l’alliance qui s’est établie entre les partenaires socio-éducatifs (enseignants, parents, intervenants sociaux… et aussi entreprises) et la coopération qui s’est installée entre les pôles politique, scientifique et socio-éducatif, étant donné aussi les résultats positifs qui ont été enregistrés aux évaluations quantitatives et qualitatives de la démarche entreprise. Notons que la co-éducation, la stimulation au langage des enfants de maternelle et les rencontres éducatives avec les parents ont été les axes d’intervention privilégiées.
Témoins de l’impact de la recherche-action, différentes villes, municipalités, écoles… dans des pays divers ont manifesté le désir de créer, elles aussi, des Cités de l’Education. C’est la raison pour laquelle un Réseau International de Cités de l’Education a été créé. Une charte relie tous ces projets.
Au cours de cet après-midi de la Biennale, nous entendrons les témoignages de collègues italiens, espagnols, portugais, français, belges… qui se sont lancés dans l’aventure.


 

6. L’Université des émérites

 
Jean-Pierre Pourtois , Huguette Desmet Université de Mons, Association Biennale 

Voies et voix de la coopération
 2 juillet

Les doctorants sont souvent démunis face au thème qu’ils doivent traiter et aux démarches scientifiques qu’ils doivent mettre en œuvre. Disposer d’un réseau d’experts reconnus et volontaires peut grandement faciliter leur tâche tout en l’enrichissant. Pouvoir discuter d’une problématique avec un spécialiste en la matière, expérimenter une technique avec un chercheur qui en a fait sa spécialité, approfondir une théorie grâce à une rencontre (réelle ou virtuelle) avec son auteur… tels sont quelques exemples dont ils pourraient bénéficier.
Il est proposé de créer un Réseau Européen des Professeurs Honoraires et Emérites pour Doctorants en Sciences de l’Education (REPHEDESE) qui travaillerait en accord avec les directeurs de thèse concernés




7. Tenir conseil -  Au fondement des modalités de la coopération : le conseil


Alexandre Lhotellier , auteur de "Tenir conseil"
André Moisan, Laboratoire LISE, département DISST


Voies et voix
de la coopération

1er juillet

Parce qu’il est la forme démocratique collective de délibération et de décision : des conseils ouvriers aux conseils d’administration, du conseil municipal au conseil constitutionnel et européen, il traverse notre histoire et nos institutions. Comment établir la communication pour une recherche méthodique et plurielle du sens d’une situation-problème et convenir d’une décision ? Autrement dit, comment « tenir conseil » ?
Mais aussi, parce que la démarche de conseil de celui qui consulte un « conseiller » (parfois dénommé, à tort, le consultant) pose la question de la coopération qui se joue dans cette relation spécifique : ainsi de l’accompagnement, de l’orientation professionnelle, des multiples métiers de la “consultance”.
Pour toutes raisons, au moins, il est de bon conseil d’explorer, avec Alexandre Lhotellier l’acte de « Tenir conseil ». De 1972, où il a publié  “Le conseil en question” dans le cadre de l’UNESCO (Eds IRTAC) jusque 2000, à partir duquel le « Tenir conseil. Délibérer pour agir » (Deli Arslam) est devenu un manuel de beaucoup de conseillers et d’accompagnants, il n’a cessé d’identifier, de définir, d’outiller méthodologiquement cette relation à la base de la coopération.
Nous le ferons avec des compagnons de route, proches et éloignés, qui lui rendront hommage en accompagnant et poursuivant les voies de développement du « Tenir conseil » dans les dimensions à la fois théoriques, axiologiques, éthiques, méthodologiques et pratiques.


8. La coopération Euro-méditerranée


Kamel Barkaoui, Fouad Badran, CEDRIC, Département Informatique-Cnam 
 
    
Voies et voix de la coopération
30 Juin

Depuis plusieurs années de nombreux projets de coopération ont été accomplis entre des universités européennes (et particulièrement françaises) et des universités des pays du  Maghreb et du Proche-Orient. Ces projets visaient des objectifs différents mais complémentaires :
1)    Projets de recherche et co-encadrement de thèses. Ces projets ont été principalement financés par des accords bilatéraux entre pays.
2)    Projet le développement et la mise en place de cursus de formation professionnalisante. Ces projets qui ont des portées régionales ont été financés par des programme européens (Meda-Tempus actuellement Erasmus+).
3)    Des sessions ou des écoles d’été régionaux en vue de l’amélioration de la qualité de l’enseignement ou de la recherche universitaire.
La session « Coopération Euro-Méditerranéenne  dans les domaines de la Recherche Scientifique et la Formation Professionnelle Supérieure» regroupera des acteurs du monde universitaire, des associations impliquées dans la coopération universitaire Euro-Méditerranéenne ainsi que des chercheurs en sciences sociales et sciences de l’éducation.
Cette session a pour objectif de lancer une réflexion basée d’une part, sur le retour d’expériences effectives et d’autre part, sur des résultats de recherches en vue de faire émerger des expériences pilotes et des outils d’évaluations plus adaptés.


9. Partenariat public/privé et coopération dans le champ des savoirs


Ghislaine CHARTRON,  Chaire d’ingénierie documentaire, département CITS-Cnam

Coopération et logique d’acteurs
2 juillet


Alors que les partenariats public-privé se multiplient dans de nombreux secteurs d’activités économiques, cherchant les investissements nécessaires pour le développement de nouveaux produits et services, le champ des savoirs (édition, enseignement, institutions culturelles…) est souvent plus réticent à ce type de partenariat, mettant en avant l’argument que le savoir n’est pas une marchandise, qu’il appartient au registre des « biens communs » ou  des « biens publics » qu’il ne convient pas d’inscrire dans une économie marchande.
Dans un contexte numérique nécessitant de plus en plus d’investissements et d’innovations et, par ailleurs,  dans un contexte de crise économique croissant des Etats, comment peut-on  dépasser ces clivages et construire des alliances gagnantes à la fois pour la qualité de la production et pour une large accessibilité à la société ?
La chaire d’ingénierie documentaire du CNAM se propose de débattre de questions vives et polémiques qui sont aujourd’hui adressées au travers de projets emblématiques des coopérations public-privé dans le secteur des savoirs : projets de numérisation des œuvres, édition scientifique et open access, mécénats et industries culturelles mais aussi bourses doctorales CIFRE par exemple.

David JEHL
Chef de projet incubateur eLearning
Conservatoire national des Arts et Métiers

Marc MINON (ou son représentant)
DG de la plateforme Cairn.info, agrégateur de ressources éditoriales en SHS

Gilles MALEFAN
Directeur régional CNAM-Haute-Normandie
co-responsable de la Chaire industrielle "Technologies et compétences ferroviaires'' du CNAM

 

10. La coopération dans les organisations non verticales: l'enjeu managérial de la coopération.


Maurice Thévenet  Professeur au Cnam, MIP

Coopération et logique d’acteurs

1er juillet

Après un travail en profondeur sur les organisations et la mise en œuvre de processus, la question de la coopération est revenue au premier plan des préoccupations managériales. Cet atelier en présentera trois volets successifs avec la participation des enseignants du Cnam et d'un témoignage d'entreprise.
1- L'enjeu managérial de la coopération avec Maurice Thévenet – Professeur titulaire de la chaire de GRH au Cnam
2- La coopération et le numérique avec Cécile Dejoux, McF au Cnam
3- La coopération et les relations sociales dans l'entreprise avec Etienne Normand, PAST au Cnam


11. Jouer/Créer/Découvrir : quelques facettes de la coopération numérique 


Christophe Picouleau, Pierre Cubaud,  CEDRIC (CNAM)

Voies et voix de la coopération
1er juillet

Les derniers développements des jeux numériques coopératifs permettent d'effectuer certaines découvertes, parfois surprenantes, dans le domaine artistique et celui des sciences exactes. 
L'objectif de cette après-midi est de faire le point sur les nouveaux modes de collaborations qui émergent dans le cadre du jeu vidéo et de la création numérique, au travers de trois interventions de chercheurs du CEDRIC (groupe Interactivité pour Lire et Jouer, ILJ).

1.    Cécile le Prado présentera "les éphémères", une installation sonore interactive pour le prieuré de la Charité sur Loire, qui sera accessible au public durant l'été 2015. Le collectif de créateurs qu'elle encadre développe pour la mise en place de cette installation un ensemble d'outils pour la création collaborative.
2.    Jean-Baptiste Labrune nous parlera de "Lisières poétiques" : Les rites et les symboles ludiques marquent généralement la frontière entre le régime ordinaire et celui du supra-naturel. Mais que se passent-il si ceux-ci sont mutables, c'est à dire qu'ils peuvent être redéfinis à chaque tour de jeu ? Nous examinerons comment le jeu Nomic de l'américain Peter Suber éclaire, colore et célèbre ce mode ancestral de gouvernance ludique fondé sur la re-création et la découverte.
3.    Guillaume Levieux est, avec Matthieu Montes (laboratoire GPA - CNAM), à l'origine d'Udock, un jeu utile en réseau permettant d'évaluer des assemblages de molécules complexes. Accessible à tous, Udock a pour objectif premier de découvrir si des joueurs ont la capacité de trouver des assemblages qui ont du sens pour les chercheurs. 


12. Les outils collaboratifs de l'alternance - L'itération entre situation de travail et de formation 


Carinne Delord (DNF-Cnam), Hubert Patingre (CFA-Cnam) et Pascal Roquet (Equipe métiers de la formation-Cnam)

Voies et voix de la coopération
1er juillet


Le CFA Cnam IDF, l'équipe Métiers de la formation et la DNF promeuvent différents dispositifs et élaborent des outils visant à créer des synergies et des collaborations entre les différents acteurs de l'alternance. Ces coopérations sont destinées à s'intégrer, s'exprimer dans la création d'une Maison de l'alternance.
L'après midi aura plus particulièrement pour objet d'explorer les voies potentielles de ces coopérations et les ouvertures proposées par un réseau international.

13 Coopérer pour créer

Groupe Shenzhen, Jean Audouze, Denis Laming, et Jean Besançon, UODC.

Coopérer pour
30 juin

Dans le cadre de la Biennale de l’éducation, la formation et des pratiques professionnelles, Jean Audouze et Denis Laming, co-fondateurs du Forum de Créativité sino-français de Shekou Shenzhen (http://www.skcf.com/fr/) organisent la session «  Coopérer pour créer  », avec 2 tables rondes   de trois intervenants chacune, le 30 juin 2015 de 14H15 à 17H30, au Cnam Paris. 
Les participants seront invités à débattre de manière très active avec les intervenants, qui ont choisi de faire des interventions courtes, vives et denses, pour se donner le plaisir de créer un temps de débat, d’échanges, de rebonds inattendus, le plaisir de coopérer pour créer….

Animateur  : Jean Besançon, Directeur de l’UODC
Introduction : Denis Laming, Architecte international  : «  Copier avant de créer  ».

Table ronde 1  :

Jean Audouze
, Astrophysicien,  Directeur de recherche émérite au CNRS à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP)  :
«  De la théorie aux grands instruments  ».
Gilles Bœuf*, Professeur à l'Université Pierre et Marie Curie et au Collège de France, Président du Muséum National d'Histoire Naturelle :
«  Recherche citoyenne et biodiversité  ».
Ysé  Tardan-Masquelier, écrivain, historienne des religions, spécialiste de l’hindouisme. Elle enseigne les spiritualités orientales à Université Paris IV-Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris : «  Le détour par l’histoire pour créer  ».

Table ronde 2  :

Jean-Claude Carrière*, conteur, écrivain, scénariste, parolier, metteur en scène, et acteur :
«  Coopérer pour créer une histoire  ».
Marie-Paule Pileni, physico-chimiste française, Professeur à l’université Pierre et Marie Curie, Membre senior depuis 1999 et  ancienne administratrice de l’Institut universitaire de France :
«  Création et coopération dans le domaine des nanotechnologies  ».
François Taddéi*, Biologiste directeur du CRI, Centre de recherches interdisciplinaires à Paris), milite activement pour l'innovation dans l'éducation :
«  Mettre les jeunes en situation de créer  ».

*Sous réserve


14 La république coopérative

Jean-François Draperi 

Coopération et logique d'acteurs
30 juin

Les coopératives réunissent près d’un milliard de personnes au monde.
Le mouvement coopératif, fédéré au sein de l’Alliance coopérative internationale (Aci, fondée en 1895) est le premier mouvement social au monde et l’Aci la première association à siéger à l’Onu.
«  Coopérer  »  est ainsi le mot qui traduit l’activité transverse des centaines de milliers de personnes agissant collectivement dans tous les domaines de la vie économique et sociale.
Comment définissent-elles  ce terme ? 
Y-a-t-il des différences entre la coopération telle qu’elle est pratiquée dans les coopératives et dans les autres organisations de travail  ?
Pourquoi et comment «  fait-on ensemble  »  ?
Quelle est la place de l’éducation, la réflexion, la créativité, l’innovation dans la coopération ?
Comment s’articulent projet et pratique coopératives  ?

15 Quelle(s) coopération(s) des revues en éducation et en formation entre elles, et avec les champs professionnels  ?

AECSE co-présidents : Nassira Hadjerassi (Univ Reims), Pascal Roquet (Cnam)

Voies et voix de la coopération
 30 juin

La dernière liste des revues établies par l’AERES pour les sciences de l’éducation comporte près de 586 revues, la liste européenne ERIH PLUS 595 titres. Dans un paysage aussi prolifique, on peut s’interroger sur les difficultés de lisibilité, visibilité et accessibilité des recherches, à l’intérieur de la communauté des chercheurs, mais aussi vis à vis des champs professionnels de plus en plus confrontés à la production de publications.

C’est pourquoi, nous proposons un échange autour des modes de coopération existant ou à construire entre les revues en sciences de l'éducation pour améliorer leur fonctionnement, assurer leur visibilité sur le plan international, mais aussi leur diffusion et leur articulation avec les champs professionnels.


16 Accompagner la réussite des bacheliers professionnels dans l’enseignement supérieur : l’expérience de l’École Vaucanson

Thibaut Duchène, Pierre Rieben, École Vaucanson.

Coopération et logique d'acteurs
2 juillet

Créée en 2010 par le Cnam, l’école Vaucanson propose des licences générales organisées en apprentissage  (une licence Management et une licence Sciences pour l’ingénieur) ouvertes à des jeunes titulaires d’un baccalauréat professionnel particulièrement désireux de poursuivre des études supérieures. Plus de 100 inscrits, un faible taux d’abandon en cours de formation (11% des alternants), un taux de réussite élevé (75% obtiennent leur licence), un taux d’insertion dans l’emploi ou de poursuite d’étude en deuxième cycle très satisfaisant (plus de 80% des diplômés)  : autant d’indicateurs externes pour exprimer la réussite du dispositif. Au départ, cependant, ce projet d’école constituait un pari et rien ne permettait de garantir que les bacheliers professionnels trouvent leur place et qu’ils sachent passer d'une posture de lycéen en échec (tout au moins ressenti) dans son parcours antérieur à celle d’un alternant qui s’engage pour réussir ses apprentissages dans sa formation supérieure.

Pour parvenir à ces résultats, il a donc fallu que des acteurs divers se mobilisent et coopèrent pour accompagner les alternants tout au long de leur parcours tant à l’école qu’en entreprise. Il a fallu aussi et surtout concevoir et mettre en oeuvre des méthodes pédagogiques adaptées au public, qui elles-mêmes nécessitaient diverses formes de coopération  : entre enseignants, entre alternants, entre enseignants et alternants. En somme, l’alternant était au coeur d'un réseau de coopérations, mais qui ne prenait son sens que si lui-même parvenait à prendre sa place et à s'investir dans ce réseau de coopérations. La mise à disposition de ce réseau n’aurait servi à rien si l’alternant lui-même ne coopérait pas et s'il ne jouait pas le jeu

L’après-midi alternera retours d’expérience, témoignages et analyses des pratiques sur ce dispositif. Elle sera animée par  :
Thibaut Duchêne, directeur du réseau de la Réussite Vincent-Merle  ;
Pierre Rieben, directeur de l’école Vaucanson  ;
Annick Penso, responsable des enseignements de connaissance de l’entreprise, Vaucanson  ;
Pauline Alamichel, responsable des enseignements de gestion et des relations externes, Vaucanson.



17 La coopération au sein du réseau Cnam, 2 témoignages de  Cnam régionaux : Centre-Val de loire et PACA



Patricia Fresneau, Jean-Sébastien Chantôme, DIRE-Cnam.

Coopération et logique d'acteurs
1er juillet

Coopérations et dynamiques territoriale : Le CNAM en Région, un ensemblier au service du développement local. Témoignage de pratiques innovantes par deux Cnam régionaux Provence-Alpes-Côte-D’azur et Centre Val de Loire

Si les centres Cnam sont connus pour leurs formations modulaires, ils ne le sont pas toujours pour leurs initiatives locales dans le champ du développement économique, de la formation et de l’éducation. Outil de l’action publique au niveau local, le CNAM en région participe à la construction des partenariats nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques alliant développement économique, création d’emplois et formation. Ainsi le CNAM se positionne comme ensemblier afin de mettre en œuvre les conditions nécessaires à une coopération entre différents acteurs afin de constituer un réseau au service de l’intérêt général. A chaque fois il s’agit de fédérer et de reconnaitre des compétences institutionnelles multiples autour d’un projet.
Cet atelier a pour objectif de montrer comment deux Cnam régionaux ont mis en œuvre un «art» de la coopération qui comme l’explique Richard Sennett, dans son livre Ensemble; Pour une éthique de la coopération, requiert des capacités d’écoute, de compréhension, de conversation pour faire ensemble permettant ainsi de créer du lien social source de développement et d’enrichissement mutuel.

1    La Coopération d’acteurs au service du développement économique
ou comment animer un réseau d’intermédiaires.

La question de l’emploi devient intimement liée aux enjeux du développement économique.
Un exemple de politique publique en région Provence-Alpes-Côte-D’azur


2     La Coopération de professionnels dans le champ de la formation et de l’éducation.
Les changements de la formation professionnelle, des universités incitent notamment à se poser par exemple de plus en plus la question de l’évolution des professionnalités des métiers de la formation.
Des exemples avec l'ESPE, La maison pour la science puis avec le Musée des arts et métiers du Cnam (projet défi ingénieur en herbe) en région Centre Val de Loire