Symposia de recherche - Jeudi 5 juillet

5 symposia sont proposés le jeudi 5 juillet

  1. Les Pratiques de communication interpersonnelle en formation
  2. Développer le pouvoir d'apprendre : pour une critique de la transmission
  3. Approche des situations de transmission et d'apprentissage en milieu interculturel : la question d'une légitimité d'une domination
  4. La co-éducation ou comment articuler la transmission à la maison et la transmission à l'école.
  5. Radiographie des dispositifs hybrides

Les symposia de recherche du jeudi se tiendront le matin entre 9h et 13h  au Cnam Paris.
Ils sont organisés par des entités de recherche associées avec d’autres entités de recherche et/ou d’autres entités professionnelles selon une logique d’interface entre milieux scientifiques et milieux professionnels autour de la thématique de la Biennale ou de grandes questions éducatives. Ils sont conçus dans une perspective de transfert et de discussion des résultats de la recherche auprès/par les acteurs susceptibles de les utiliser.
Les entités associées sont responsables de la conception et de l’organisation des symposia. Les communications sont placées sous leur responsabilité scientifique.
La Biennale accueille les symposia et les inscrits dans son programme. Les communicants aux symposia s’inscrivent à la Biennale en tant que communicants.


1.Les pratiques de communication interpersonnelle en formation

Responsables scientifiques : Claude Meyer, Professeur, Ete-UEVE (équipe « Enseigner- Transmettre et Encadrer » de l’Université d’Evry Val d’Essonne) et chercheur au Crf-Cnam et Martine Morisse, Maître de Conférences au Laboratoire Experice de Paris 8.

Entités associées : le Crf-Cnam et l’équipe ETE-UEVE avec l’Université de Lille 1

Dans le cadre de dispositifs institutionnels de formation et de professionnalisation dans des champs professionnels variés, la communication interpersonnelle sera abordée dans ses différentes expressions à savoir verbales (le discours, la conversation, les pratiques langagières, etc.), dans le domaine du sensible (le geste, les mimiques, les mouvements du corps, l’expression des émotions, etc.) et dans des formes diverses d’adressage (jury, professionnels, pairs/experts/novices, homme/machine, etc.).
Les dispositifs évoqués s’adressent à des adultes en formation professionnelle initiale, continue ou en processus de réinsertion. Ils ne sont pas tous aussi formalisés mais leurs effets et leurs objectifs relèvent clairement de la formation et de la professionnalisation.
Ce symposium permettra de dégager des éléments de définition du périmètre de cette communication interpersonnelle envisagée comme un support fondamental, et cependant peu étudié, du développement professionnel du sujet ainsi que de son rôle et de ses enjeux dans la formation.


2. Développer le pouvoir d'apprendre : pour une critique de la transmission

Responsables scientifiques : Bruno Maggi, Pr, fondateur et directeur des Programmes de recherche « L’atelier de l’Organisation » et « Organization and Well-being », Département de Sciences de la Gestion, U. Bologne, Italie.
Bernard Prot, MCF, Equipe de psychologie de l’orientation, Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD), Cnam, Paris, France.

Entités associées : U. Bologne et CRTD-Cnam


Ce symposium a la vocation de présenter des points de vue sur l’éducation et la formation qui soulignent le « développement du pouvoir d’apprendre » et mettent en cause l’idée de la transmission. Sept contributions s'appuient sur des analyses de situations d'apprentissage, d’enseignement et de formation.
Trois points de vue soutiennent la discussion. La théorie du développement des connaissances de Vygotski, permet de mettre en évidence les transformations de l'activité en formation (Clot, 1999).  La théorie du dialogue qui, depuis Bakhtine (1981) soutient l'analyse du développement de la pensée dans les dialogues professionnels (Clot et Faïta, 2000).
La théorie de l’agir de Weber (1922) qui caractérise les TAO Research Programs (www.taoprograms.org ; Maggi 2003), permet de considérer qu'apprendre est un agir social. La valeur de la communication d'enseignement est d’ « aider à apprendre » et aussi d’ « apprendre à apprendre », comme le dit Bateson (1972).

Participants (en ordre alphabétique) :

  • Francesco Barbini, Programme de recherche « L’Atelier de l’Organisation », Département de Sciences de la Gestion, Université de Bologne
  • Daniel Faita, Professeur Emérite, Aix-Marseille Université
  • Bruno Maggi, Programmes de recherche « L’atelier de l’Organisation » et « Organization and Well-being », Département de Sciences de la Gestion, Université de Bologne
  • Giovanni Masino, Président du CREIC (Centre de Recherche sur l’Economie de l’Innovation et de la Connaissance), Université de Ferrare ; Programme de Recherche « L’Atelier de l’Organisation », Université de Bologne
  • Bernard Prot, Equipe de psychologie de l’orientation, Centre de Recherche sur le Travail et le Développement (CRTD, Cnam
  • Emmanuelle Reille-Baudrin, chargée d’enseignement et de recherche, Cnam-Inetop, Centre de Recherche sur le Travail et le Développement (CRTD), Cnam
  • Pascal Simonet, Equipe clinique de l’activité, Centre de Recherche sur le Travail et le développement (CRDT)


3. Approche des situations de transmission et d'apprentissage en milieu interculturel : la question de la légitimité d'une domination.

Responsable scientifique : Delcroix Antoine, Directeur du CRREF, Université des Antilles et de la Guyane (UAG)

Entités associées : CRREF-UAG et IUFM de Guadeloupe


Avec des taux d'échec massif au Bac et en licence, les territoires ultramarins sont des laboratoires d'analyse des comportements de transmission et d'apprentissage. Nous faisons l'hypothèse que tous les comportements ne sont pas légitimés par l'institution, certains sont même considérés comme déviants alors qu'ils pourraient conduire à la réussite.
L'une des mini-conférences interactives du symposium s'appuie sur une recherche unique en Guyane. Elle pourrait faire l'objet d'une conférence plénière. Il s'agit de la publication de Geneviève Confort-Sabathé.


4. La co-éducation ou comment articuler la transmission, à la maison et la transmission à l’école.

Responsables scientifiques : Huguette Desmet, Université de Mons, Belgique et Bernard Terrisse, Université de Montréal à Québec

Entités associées : Université de Mons, Université de Montréal à Québec
Grand témoin : Jean-Pierre Pourtois, Université de Mons, Belgique


Les relations entre la famille et l’école n’ont jamais été simples. Ces deux institutions ont souvent été considérées comme des lieux assumant des rôles éducatifs différents : la famille éduque, l’école instruit. Pourtant, les recherches actuelles s’accordent pour affirmer la faillite de l’école chaque fois qu’elle prétend agir seule pour apporter les solutions aux inégalités scolaires. C’est que ces deux milieux dans lesquels vit l’enfant ne transmettent pas les mêmes connaissances et ne les transmettent pas de la même manière. Toutefois, en matière de transmission, certaines familles sont bien plus proches de l’école que d’autres. Globalement, les enfants des premières réussissent et ceux des secondes échouent. A ces dernières, il s’agit donc de porter une attention tout particulière, de passer de la confrontation à la co-éducation, c’est-à-dire de créer une alliance éducative entre la famille et l’école, de trouver des moyens de transmettre ensemble dans la même direction. Les recherches et recherches-actions montrent bien qu’une co-éducation réussie transforme le processus d’apprentissage et d’évaluation de l’élève tout en luttant contre le fatalisme de l’échec scolaire. Qui doit intervenir ? Comment réussir une co-éducation ? Pour quels résultats ? Qu’en retirent les familles, l’école, les enfants, voire la communauté ? Créer des « Cités de l’Education » est-ce possible ? Que faut-il entendre par « Cités de l’Education » ? Y a-t-il des domaines où la « co-transmission » doit être privilégiée ? Etc.
Telles sont les questions qui méritent de trouver des éléments de réponse tant théoriques que pratiques.

Participants :
Représentants de différentes Villes internationales.

  • Paola Milani, Université de Padoue
  • Livia Cadei, Université de Milan
  • Enzo Catarsi, Université de Florence
  • R. Baldini et A. D'Arliano, Municipalité de Poggibonsi
  • M.-C. Aguilar-Ramos, Université de Malaga
  • J.-C. Kalubi, Université de Sherbrooke
  • B. Humbeeck, Université de Mons
  • M.-F. Schrèque, Municipalité d'Asnières


5. Radiographie des dispositifs hybrides

Responsables scientifiques : Bernadette Charlier, Geneviève Lameul

Entités associées : collectif HY-SUP- Projet LLL- Erasmus Multilateral projects
Partenaires : Université Catholique de Louvain-IPM ; Université de Fribourg (Suisse)- Did@ctic; Université de Lyon 1-ICAP ; Université de Rennes 2-CREAD


L’enseignement supérieur vit aujourd’hui des mutations importantes. Pour faire face à ces mutations, avec le déploiement d’environnements virtuels, les enseignants-e-s universitaires, ont développé des dispositifs dits : « hybrides ». Ces dispositifs articulent à des degrés divers des phases de formation en présence et à distance. Malgré leur nombre croissant, à part des enquêtes de satisfaction auprès des apprenants, aucune recherche ne répondait aux questions centrales :

  • quelles sont les caractéristiques des cours et dispositifs mis en place ?
  • observe-t-on des effets spécifiques selon les dispositifs mis en place ?
    sur les apprentissages des étudiant-e-s ?
    sur le développement professionnel des enseignants ?
    comment comprendre ces effets, notamment en fonction de caractéristiques des institutions ?

Ce symposium présente le cadre théorique, la méthodologie et les résultats de la recherche du collectif Hy-Sup tenant de répondre à ces questions.

Participants :

  • Réginald Burton
  • Daniel Peraya
  • Geneviève Lameul
  • Emmanuelle Villiot-Leclecq
  • Calire Peltier
  • Anne Ronchi
  • Françoise Docq
  • Stéphanie Burton
  • Marcel Lebrin
  • Nathalie Deschryver