Économie, Finance, Banque, Assurance
Domaines Economie, Finance, Assurance, Banque
Au cœur des thématiques de formation
Le Cnam propose près de 700 parcours de formation scientifiques, techniques et tertiaires, du niveau technicien au niveau ingénieur et doctorat. 20 centres en région et plus de 230 lieux d’enseignement répartis en France métropolitaine, ultramarine et à l’étranger répondent aux besoins des auditeurs et des territoires. Les thématiques enseignées sont tout aussi riches: du management à la documentation numérique, de l’électrotechnique à la géomatique, de la criminologie à l’économie sociale, pour ne citer qu’elles. Plongez dans un univers où formation rime avec passion.
Vous dirigez l'équipe pédagogique nationale EFAB du Cnam. Celle-ci renferme plusieurs thématiques: Économie, finance, assurance, banque. Pourriez-vous définir chacun de ses domaines pour bien en comprendre la finalité
Il y a une grande complémentarité et porosité entre ces divers champs qui appartiennent tous au domaine tertiaire, et nous avons un adossement très fort à certains de ces secteurs : ainsi avec l’Enass, nous sommes au cœur de la formation professionnelle pour les assureurs.
Le Cnam est reconnu pour concilier enseignements théoriques et pratiques, et ainsi coller au plus près des besoins de terrain. Comment opérez-vous dans votre équipe pour proposer des formations qui répondent aux besoins des entreprises et des professionnels? Via quelles coopérations extérieures aussi?
Nous pouvons aussi déployer des formations intra-entreprises ou bien mettre en place des certificats de compétence ou de spécialisation qui répondent le plus souvent à des besoins spécifiques, identifiés comme stratégiques pour les entreprises ou les branches professionnelles. Enfin, nous avons également des partenariats avec d’autres instituts de formation, nationaux ou étrangers, suivant les spécialités.
Le monde évolue, les techniques aussi: quelles sont les innovations en cours ou à attendre dans les filières qui sont les vôtres ? Et quels cursus nouveaux sont susceptibles d'apparaître pour y répondre?
Nous essayons également de développer davantage de formations courtes et hybrides, telles que des certificats de compétence ou de spécialisation. Ces certifications peuvent aussi répondre à l’impératif d’un régulateur, ainsi en est-il de notre certification AMF que nous souhaitons élargir à la finance durable. De manière générale, il est clair que la crise sanitaire aura renforcé les demandes pour des cycles de formation courts, éligibles au CPF.
Enfin, question plus large, comment voyez-vous l'évolution de la formation professionnelle à horizon 10 ou 20 ans? Ce sera quoi, la formation de demain? Ils seront comment, les élèves de demain?
Maintenant, je ne suis pas non plus un forcené du tout numérique et je reste un humaniste convaincu qui pense que les interactions en chair et en os demeurent à la fois irremplaçables et naturellement complémentaires d’interactions dématérialisées de type EdTech (technologie éducative). J’observe également que nos auditeurs sont pour la plupart vraiment contents de revenir dans nos salles de cours, de pouvoir interagir entre eux et avec leurs professeurs, et je trouve cela rassurant.
Quant aux élèves de demain, je ne les vois pas très différents de ceux d’aujourd’hui – bien heureusement la loi de Moore ne s’applique pas au cerveau humain – et tout aussi talentueux, mais je crois qu’ils seront de plus en plus exigeants. En effet, la compétition pour la formation professionnelle s’intensifie, et nous sommes au cœur d’une concurrence féroce pour l’attention de nos apprenants. Je pense également que la mobilité professionnelle va continuer à se développer et que les possibilités de formation tout au long de la vie, financée par un CPF ou tout équivalent futur, seront davantage exploitées qu’elles ne le sont aujourd’hui. Et cela s’inscrit parfaitement dans l’esprit et les missions du Cnam!