Neuf futurs ingénieurs Cnam au Sommet international sur l’espace 2026

Invités par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, les ingénieurs en alternance du Cnam ont eu le privilège de découvrir les enjeux, les innovations et les perspectives d’un secteur en pleine transformation. Le diplôme qu’ils suivent au Conservatoire s’attache à les former au plus près des besoins actuels et futurs de l’industrie spatiale : production standardisée, réutilisation des lanceurs, communication laser de satellite à satellite.

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Sommet international sur l’espace

Il s’agit du tout premier grand rendez-vous mondial consacré à l'avenir de l'espace. Il s'est tenu à Paris, au Grand Palais, les 9 et 10 septembre 2026. Cet événement historique a rassemblé 2000 participants en provenance de 90 pays. Au menu notamment : l'exploration de Mars et le retour sur la Lune, l’utilisation des satellites pour observer les océans et le changement climatique, les compétences et les métiers attendus dans le secteur à l'horizon 2035, ou encore le nettoyage des débris spatiaux pour éviter l'encombrement des orbites.
Les ingénieurs Cnam au Sommet international de l'espace

Le groupe des futurs ingénieurs Cnam au complet devant la maquette d'Ariane 6

 
Les ingénieurs Cnam au Sommet international de l'espace

Conférence avec Thomas Pesquet

Cette participation au Sommet international sur l’espace 2026 illustre pleinement la richesse du parcours proposé aux ingénieurs en alternance du Cnam. Le diplôme d’ingénieur Aéronautique et espace est une formation de très haute qualité, conçue pour répondre aux exigences technologiques et industrielles du secteur. Elle met notamment en œuvre des enseignements par projets, permettant aux élèves ingénieurs de développer leur capacité à travailler en équipe et à répondre à des problématiques concrètes, ainsi que des technologies et approches innovantes telles que les jumeaux numériques et les drones.

L’alternance constitue également un atout majeur de cette formation, en permettant aux étudiants de confronter leurs connaissances académiques aux réalités du monde professionnel. Le cursus, associé à des entreprises du secteur de tout premier plan, parmi lesquelles Safran, ArianeGroup et Airbus, offre aux apprentis un environnement particulièrement stimulant pour développer leurs compétences et construire leur projet professionnel. Cette proximité avec les acteurs majeurs de l’aéronautique et du spatial contribue à faire du diplôme une formation en prise directe avec les évolutions et les besoins de la filière.

La présence des neuf alternants du Cnam au Sommet témoigne ainsi de leur engagement et de leur intérêt pour les grands défis de l’aéronautique et du spatial. Au-delà de la découverte des innovations et des acteurs qui façonnent l’avenir du secteur, cet événement leur a permis d’enrichir leur vision des métiers d’ingénieur et de mesurer les opportunités offertes par une industrie particulièrement dynamique. Une expérience qui vient prolonger, sur le terrain, une formation exigeante, professionnalisante et résolument tournée vers l’avenir.


Entretien avec Antoine Legay, coresponsable du diplôme d'ingénieur en alternance spécialité Aéronautique et espace, en partenariat avec Ingénieurs 2000*


Antoine Legay, coresponsable du diplôme d'ingénieur en alternance spécialité Aéronautique et espace
Pouvez-vous nous présenter votre formation ?


C’est une formation en apprentissage qui forment des ingénieurs dans les domaines de l’aéronautique et du spatial. Nos élèves suivent des cours pluridisciplinaires dans les domaines qui constituent le socle scientifique et technique d’un ingénieur : cela va de la mécanique à la thermodynamique en passant par le génie électrique. Ils ont aussi des cours spécifiques, notamment sur le spatial avec des cours sur la propulsion et les lanceurs, ou encore en mécanique spatiale. Ce dernier cours, par exemple, est enseigné sous forme de projet dans lequel les élèves doivent faire la préconception d’une mission spatiale interplanétaire en calculant les trajectoires, en dimensionnant les boucliers thermiques, en déterminant les masses d’ergol pour aboutir au choix d’étagement du lanceur. 
Pendant les périodes professionnelles, les apprentis apprennent le monde de l’entreprise, le travail en équipe et acquièrent au fil des trois ans la posture d’ingénieur. En dernière année, ils se voient confier, pendant six mois, des projets d’envergure pour leur mémoire d’ingénieur.  
 

Comment cette formation répond-elle aux besoins de l’industrie de l’aéronautique et de l’espace ? 


Le secteur spatial est en pleine mutation et le contexte géopolitique montre à quel point il est important de bâtir une culture technique commune autour des enjeux de l’accès à l’espace. Ces enjeux prennent une place de plus en plus importante dans les choix industriels et les décisions stratégiques de notre économie. De plus en plus de jeunes entreprises expriment le besoin d’acquérir et de renforcer leurs compétences dans le secteur spatial là où les plus expérimentées se développent sur des activités de plus en plus concurrentielles. Il s’agit donc, d’une part, de donner à ces entreprises des ingénieurs capables de se positionner sur ces activités hautement techniques, mais également de former les jeunes ingénieurs du Cnam aux enjeux complexes et diversifiés du secteur en leur donnant toutes les clés pour bâtir leur avenir professionnel. 
 

Qui sont vos étudiants ? 


Nos apprentis sont essentiellement des bac+3 (BUT, licence, prépa Adaptation technicien supérieur) dans les domaines de la mécanique, de l’énergétique et de la mesure. Ils sont souvent passionnés par l’aéronautique et l’espace. Pour certains, ils sont déjà pilotes (avion, planeur ou aéromodélisme). La passion et la diversité des profils des élèves font la force de cette formation et soudent les promotions.
 

*Ingénieurs 2000 est un des premiers CFA à avoir proposé des formations d’ingénieur par l’apprentissage. Il a été créé en 1991 par la volonté de six grandes entreprises nationales Snecma (aujourd’hui Safran), Thomson-CSF (aujourd’hui Thales), Usinor-Sacilor (aujourd’hui ArcelorMittal), EDF/GDF, Schneider, Renault en association avec le Cnam.