Un astronaute invité au Cnam
* La tête dans les étoiles, les pieds sur Terre? Devenez élève ingénieur·e ou doctorant·e au Cnam ! *
L'EICnam, l'école d'ingénieur·e·s du Cnam
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Le doctorat
Introduite par l’administrateur général, Olivier Faron, la conférence de l’astronaute français Michel Tognini a embarqué pour les étoiles quelque 300 personnes. Celui qui notamment recruté Thomas Pesquet lorsqu’il était chef du Centre européen des astronautes, a savamment détaillé son parcours et levé le voile sur les coulisses des missions spatiale devant les apprenti·e·s ingénieur·e·s du Cnam et enseignant·e·s-chercheur·e·s, aux premiers rangs desquels se trouvaient les alternant·e·s en aéronautique et spatial du Cnam, en convention avec l’ISAE Supaero, le CFA Ingénieurs 2000, ceux de l’ISAE-ENSMA en partenariat avec le CFA Aéroteam. Ainsi que les chercheur.euse.s et doctorant.e.s du Laboratoire de mécanique des structures et des systèmes couplés (LMSSC) qui travaille en partenariat avec des instituts de pointe en matière de recherche spatiale comme le Cnes et l'Onera et des grandes entreprises aéronautiques : Safran, Thales ou encore Airbus.
De Soyouz à Columbia
C’est d’abord en tant que pilote de chasse dans l’armée de l’Air que Michel Tognini expérimente les vols en haute altitude. Avant d’être sélectionné pour devenir astronaute.
Dans la station, Michel Tognini mène diverses expériences et se soumet à une batterie de tests médicaux. Il faut dire qu'il y a matière à observation : comme par exemple, « les organes [qui] changent de formes pour s’adapter aux vols spatiaux. » Les jambes maigrissent ; la tête, qui reçoit plus de sang, prend en volume. Il existe ainsi une redistribution des fluides corporels, sous l’effet de l’apesanteur.
Lors de sa deuxième mission en 1999, deux heures de sport quotidiennes lui seront prescrites pour éviter les séquelles physiques. Cependant, « lors de ces voyages, on craint plus les rayonnements cosmiques qui sont bien plus importants que sur Terre », confie-t-il.
Si Michel Tognini a repris le chemin des étoiles, c’est à bord d’une navette américaine Columbia, sous le commandement d’Eileen Collins, la première femme à exercer cet office. Au cœur de cette mission STS-93, le déploiement du télescope spatial Chandra chargé d’enregistrer les rayons X émis notamment par les trous noirs. Près de 20 ans après sa mise en service, le télescope est toujours en activité.
Demandez à Michel Tognini ce qui l’a le plus frappé au cours de ces deux séjours loin de la Terre : il y a fort à parier qu'il vous parle de la finesse de l’atmosphère terrestre, d’à peine 100 km d’épaisseur et des grands incendies, visibles depuis l’espace.
Répondre aux défis de demain
Cinq agences spatiales travaillent aujourd’hui de concert à faire évoluer la recherche scientifique, à bord de la station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998. Ils sont Américains, Russes, Européens, Japonais et Canadiens. Chinois et Indiens y adjoindront sans doute prochainement leurs forces.
Les défis qui les attendent sont nombreux : récupérer de l’Hélium 3, cette matière accumulée à la surface de la lune et extrêmement riche en énergie, explorer la planète Mars pour étudier les similitudes avec la Terre afin de comprendre comment mieux la protéger, repousser les astéroïdes (« nous avons deux chocs d’astéroïdes significatifs tous les siècles »), faire croître les molécules des médicaments de façon plus importante afin de mieux les étudier… Les ingénieur·e·s spatiaux ont encore de beaux jours devant elles et eux.