Les 15 ans du mastère spécialisé (MS) Designer d’expériences immersives, interactives et ludiques pour le jeu vidéo, la culture et la communication du Cnam-Enjmin : témoignages

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Mathilde Magontier, diplômée du mastère spécialisé en 2025


Mathilde Magontier, diplômée du mastère spécialisé en 2025
Après un diplôme d’ingénieure en management dans l’industrie, j’ai poursuivi mes études avec deux masters en neurosciences et en sciences cognitives. Ensuite, j’ai travaillé près de six ans en ergonomie numérique et en UX Design*, où j’ai contribué à la conception de centaines de sites internet et d’applications mobiles. J’ai ensuite souhaité explorer d’autres formes d’interfaces interactives et me rapprocher des milieux de la culture, de l’innovation et du jeu, afin de développer davantage ma part créative. J’avais pour objectif de créer des objets interactifs et ludiques à ce moment-là, mais j’avais beaucoup à apprendre pour y arriver. Pour acquérir les compétences nécessaires à cette réorientation, et tout en m’appuyant sur mes expériences précédentes, j’ai suivi le mastère spécialisé du Cnam-Enjmin/GOBELINS. Cette formation m’a permis de rencontrer des professionnels du secteur, d’explorer le processus de conception d’un jeu et de créer des passerelles avec l’UX Design. J’ai ensuite travaillé dans le secteur de l’immersif où j’ai cocréé des expériences à la frontière entre le théâtre et l’escape game. Aujourd’hui, je mène une double activité d’UX designer et d’artiste-autrice indépendante : j’accompagne des entreprises dans la conception d’expériences immersives, je donne des formations et je crée en parallèle des livres illustrés interactifs. Avec le recul, je pense que j’aurais atteint cette étape de mon parcours professionnel tôt ou tard, mais le mastère spécialisé a nettement accéléré ce cheminement en renforçant ma créativité et ma légitimité dans le secteur.

*L'UX Design est une étape de la conception centrée utilisateur consistant à identifier les besoins, les attentes, les motivations et les comportements des utilisateurs d'un produit ou d'un service, numérique ou non.
 

Lilian Sananikone, diplômé du mastère spécialisé en 2024


Lilian Sananikone, diplômé du mastère spécialisé en 2024
Je me suis dirigé vers le mastère spécialisé après avoir déjà effectué une autre formation au Cnam-Enjmin : le cursus ingénieur Informatique et multimédia. À travers cette formation, j'ai appris à « détourner les outils du jeu vidéo » pour un usage industriel. Je me suis forgé une expérience dans le développement d'applications en réalité virtuelle pour une société experte dans les outils de mesure tridimensionnelle. Le mastère spécialisé vient compléter cette approche en me permettant d'aborder les projets avec une vision artistique. En effet, il m'a apporté des moyens supplémentaires en conception de jeux et expériences ludiques en tout genre. Il est organisé en temps d'échanges et de réflexions avec des professionnels de l'industrie vidéoludique ainsi qu’en projets de groupe afin d'apprendre des uns et des autres. Avec ces projets, on travaille avec des étudiants qui ne sont pas forcément issus du secteur du divertissement vidéo. On exploite alors nos compétences transversales. J'ai mis à profit mes connaissances et expériences en tant que chef de projet et programmeur. Le mastère spécialisé m’a permis d’effectuer une nouvelle alternance, toujours dans le domaine de la réalité virtuelle pour l'industrie. Cette fois, j'ai conçu et développé des fonctionnalités permettant aux utilisateurs de vivre des simulations physiques comme des mouvements de robot, et d'interagir avec elles via un casque de réalité virtuelle. Le mastère a été pour moi une belle aventure qui n'est pas encore terminée. En effet, je travaille maintenant sur une version commerciale de mon projet de fin d'études : un livre augmenté dont vous êtes le héros !

 

Emmanuelle Rostaing, diplômée du mastère spécialisé en 2023


Emmanuelle Rostaing, diplômée du mastère spécialisé en 2023
J'ai découvert le design graphique au lycée lors de ma formation de dessinatrice-maquettiste option arts graphiques (brevet de technicien équivalent du bac), puis j'ai poursuivi mes études à l'école Émile Cohl à Lyon, notamment spécialisée dans les métiers de l'illustration, du cinéma d'animation, du jeu vidéo et la BD. En 2008, alors en dernière année option multimédia, travailler dans le jeu vidéo me semblait impossible malgré l'attrait très fort que j'avais pour cette industrie. À cette époque, pensant que les interfaces étaient produites par des artistes 2D et/ou des programmeurs, il me semblait qu'il n'y avait pas de poste dédié pour cela et ma passion première restait le design graphique. Après une douzaine d'années comme graphiste pour un important site de e-commerce puis comme directrice artistique en agence, j'ai commencé à réfléchir à un projet de reconversion. J'ai alors cherché une formation me permettant de confirmer mon envie de changement, combler mes lacunes, comprendre comment créer un jeu vidéo... et voir si mes compétences et mon expérience pourraient être intéressants pour un studio. L'idée était aussi de comprendre au mieux les métiers du jeu vidéo, leurs contraintes et comment bien faire mon futur métier en collaboration. J'ai d'abord suivi une formation de 4 mois à distance avec le Cnam Paris – médias interactifs avancés : game design des jeux vidéo – puis je me suis inscrite dans le mastère spécialisé de l’Enjmin. Pendant la formation, nous avons travaillé sur plusieurs projets en équipe, vu les différentes étapes de la création d'un jeu vidéo, de l'idéation à la création de dossier pour les demandes de financement. Grâce à la formation, j'ai pu travailler en alternance au sein du studio Lightbulb Crew en tant que UI designer (son rôle est de concevoir des expériences digitales agréables et des interfaces graphiques séduisantes). J’y suis désormais en CDI. Lors de ces périodes d’alternance, j'ai pu découvrir et apprécier l'envers du décor, rencontrer des personnes formidables, avoir la chance de voir un jeu, sur lequel j'ai travaillé, sortir. Et j’ai pu répondre à une question essentielle pour moi : « J'aime jouer aux jeux vidéo, mais est-ce que je vais aimer faire des jeux vidéo ? » Et la réponse est évidemment un grand oui ! Je suis ravie d'avoir réussi ma reconversion et de faire un métier que j'adore.
 

Étienne Cadic, diplômé du mastère spécialisé en 2023 


Étienne Cadic, diplômé du mastère spécialisé en 2023
J’ai toujours eu le souhait de travailler dans l’industrie vidéoludique, mais après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur à l’École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (Ensimag) en 2015, j’ai pourtant favorisé une carrière plus équilibrée dans le développement mobile, qui offrait de bien meilleures conditions de vie, et paradoxalement, une liberté créative plus importante que dans une grosse entreprise de jeux vidéo. Après huit ans de bons et loyaux services dans cette agence créative, le besoin de revenir à ma première passion s’est cependant fait ressentir, d’autant que cela coïncidait avec l’émergence de jeux indépendants qui promettaient un certain renouveau dans l’industrie. Le mastère spécialisé du Cnam-Enjmin, avec sa possibilité de cursus en alternance, a coché toutes les cases de ma réorientation. Cela m’a conduit vers une option économiquement viable, une durée soutenable (un an et demi), ainsi que de me légitimer en tant que créateur et aussi de me mettre sur les bons rails d’un point de vue de l’écosystème, des réseaux et des canaux de financements. Il s’agissait pour moi de « m’acheter du temps de cerveau disponible » en étant pendant un certain temps dédié à autre chose que mon emploi, et cela m’a d’ailleurs permis d’ébaucher les contours du jeu sur lequel je travaille actuellement et autour duquel je structure actuellement un nouveau studio de jeu vidéo (Le Studio de Trop) et l’émergence d’une filière vidéoludique sur un nouveau territoire (le Berry). Bien que la formation fût courte, et travaillant maintenant au contact de créateurs de jeux vidéo ayant une formation plus empirique, je me rends compte aujourd’hui à quel point j’ai été imprégné des enseignements acquis pendant la formation, qui constituent encore aujourd’hui un facteur différenciant dans ma carrière.