Portrait de Thierry N’Kouka, diplômé du master international Computer Networks and IoT Systems
Le master « Réseaux informatiques et Internet des objets » – Computer Networks and IoT Systems pour son intitulé anglais – vise à appréhender les technologies actuelles (et novatrices) qui constituent l'infrastructure web : virtualisation des réseaux, protocoles et architecture de l'Internet des objets (l’IoT désigne le réseau collectif d'appareils connectés et la technologie qui facilite la communication entre ces appareils et le cloud), conception d'appareils IoT, intégration de l'IA et de l'apprentissage automatique dans les réseaux et les systèmes embarqués, architecture 5G, et tout un ensemble de technologies innovantes qui propulsent l'évolution de la société numérique.
Ce master est accessible aux étudiants possédant au moins une licence ou un diplôme d’ingénieur en informatique ou électronique. Spécificité du programme : les enseignements sont intégralement dispensés en anglais. De ce fait, un certificat d'anglais de niveau minimum B1 pour le M1 et de niveau minimum B2 pour le M2 est requis. Il y a une exception pour les citoyens de pays avec l'anglais parmi les langues officielles ou ayant effectué une licence ou un bachelor en anglais. L'admission en M2 est possible avec un niveau bac+4 en fonction des formations suivies en 4e année universitaire.
Retour d’expérience…
… avec Thierry N’Kouka, qui a suivi le master Computer Networks and IoT Systems de 2022 à 2024.
Pourquoi avoir choisi le master Computer Networks and IoT Systems, et quelles compétences particulières vous a-t-il apporté ?
J’ai choisi ce master pour acquérir les compétences nécessaires à la conception de la prochaine génération de systèmes intelligents, autonomes et interconnectés, en dépassant les limites des plateformes SaaS actuelles grâce à la convergence de l'IA, de l'IoT et des réseaux.
Au-delà des compétences en recherche, ce master m'a apporté une connaissance approfondie des architectures réseaux avancées (IP, Ethernet, ingénierie de trafic) et des réseaux définis par logiciel (SDN), incluant la programmabilité, la virtualisation et l'automatisation, avec des compétences pratiques sur des outils comme ONOS/OpenDayLight. De plus, ce programme a significativement renforcé mes compétences en intelligence artificielle, notamment à travers des projets axés sur l'application de l'IA pour l'optimisation et la sécurité des réseaux.
L’obtention de votre diplôme a été un tremplin pour poursuivre en doctorat, toujours au Cnam : sur quoi travaillez-vous ?
J’ai en effet choisi de poursuivre dans la voie de la recherche en m’engageant dans une thèse au Cnam portant sur l’intelligence artificielle distribuée pour les architectures IoT. Mon travail doctoral vise à concevoir des solutions durables et évolutives, reposant sur l’IA distribuée, afin de répondre aux défis croissants liés à la complexité des systèmes interconnectés. Mes recherches s’attachent à surmonter les contraintes liées à l’hétérogénéité des dispositifs, la limitation des ressources et la montée en charge des systèmes distribués, ouvrant ainsi la voie à des infrastructures IoT plus résilientes et plus intelligentes.
Comment envisagez-vous la suite après le doctorat ?
Après ma thèse, j’envisage m'orienter vers une carrière d'ingénieur IA dans l'industrie, pour concevoir, développer et corriger des programmes informatiques capables de réaliser des tâches et de résoudre des problèmes complexes en raisonnant comme le ferait un être humain.