Un membre du labo GeF sur le toit de l'Europe
Le labo
Le laboratoire Géomatique et foncier (GeF) est composé d’une équipe de recherche du Cnam (EA 4630), dont l’essentiel de l’effectif travaille dans les locaux de l’ESGT au Mans. À l’instar de l’enseignement dispensé dans le cycle d’ingénieur de l’ESGT, la recherche du laboratoire GeF est placée sous le signe de la pluridisciplinarité. Elle repose en effet sur des disciplines variées qui relèvent de la géomatique, la géotechnique, l’analyse de l’action publique et du droit. Une telle variété de champs disciplinaires constitue une marque de fabrique du laboratoire GeF.
Mesures et démesure
L'expédition 4810, menée sous l'égide de l'Ordre des Géomètres-Experts et renouvelée tous les deux ans, a pour objectifs scientifiques la mesure de la hauteur du Mont-Blanc à très haute précision et le lever par drone photogrammétrique de la calotte glaciaire au sommet en vue d'en établir une cartographie en 3D. À plus long terme, les résultats de ces expéditions permettront de réaliser un suivi rigoureux de l'évolution de cette structure montagneuse très sensible aux effets du changement climatique. Les méthodes de mesure et de modélisation mises en œuvre dans le cadre de cette expédition font partie des domaines d'expertise du laboratoire GeF.
Topo topographie
La contribution du laboratoire GeF dans le cadre de cette expédition est essentielle. En effet, Christophe Charlet est intervenu en tant qu'expert de la mesure et de la modélisation 3D pour superviser deux protocole expérimentaux fondamentaux pour la réussite du projet :
La mesure de la hauteur proprement dite par radio-positionnement par satellite GNSS qui nécessite la détermination des coordonnées du sommet dans un repère terrestre avec une incertitude inférieure à 1 cm ; cette manipulation requiert des précautions expérimentales quant à la prise de mesure en haute montagne et la durée d'observation ;
Le lever de la calotte glaciaire au sommet à l'aide de prises de vue réalisées depuis un drone ; cette manipulation requiert le choix d'un plan de vol et d'un pas d'échantillonnage adapté à la cartographie 3D et la mesure conjointe de coordonnées de points d'appui par GNSS afin d'inscrire le modèle 3D dans un repère terrestre. Cette dernière condition est indispensable pour pouvoir comparer les cartographies réalisées tous les deux ans et ainsi suivre l'évolution de la calotte.